benjamin van-hyfteJe crois que beaucoup d’auteurs se mettent à inventer des histoires dès leur plus jeune âge. C’était mon cas, du moins… A treize ans, il m’arrivait d’écrire, pendant les grandes vacances, une dizaine de pages par jour, en improvisant l’intrigue au fur et à mesure. Quand je relis ces récits d’adolescence, ils me semblent forcément inaboutis, amateurs. Mais je ne regrette pas d’avoir eu cette insouciance-là : elle m’a permis d’entretenir mon imagination.

Aujourd’hui, je n’écris plus avec la même spontanéité : je reprends, je raccourcis, je rature. Avant je pensais qu’un grand écrivain devait être capable d’écrire mille pages ; maintenant, je prône la concision. Je me demande parfois si je suis influencé par l’époque. Au 19ème siècle, les écrivains étaient “payés au poids”. De nos jours, presque tout le monde s’accorde à dire, selon le mot de Tchekov, que la brièveté est soeur du talent. Est-ce qu’un jour, la mode reviendra aux romans-fleuves ?

A dix-huit ans, pour la première fois, j’ai frappé à la porte des maisons d’édition. Un peu au hasard, encore. Que des refus ou des silences. Sauf une, dont j’ai reçu un coup de fil extatique au bout d’une semaine. Le comité de lecture était emballé et me proposait un merveilleux contrat d’édition… sur lequel figurait un chiffre inattendu. 3 500 €.

Une avance en vue de mes futures ventes ? Non, non. Une participation de l’auteur. 3 500 € pour réaliser mon rêve. Après un petit coup d’orgueil – allez, ce serait chouette de voir son livre en vitrine – j’ai fait marche arrière toute. Avec raison… La “maison” coulait un an plus tard.

Deuxième tentative, en 2016, avec un polar : Green-Eyed Monster. C’est avec ce roman que j’ai signé aux Editions Ex Aequo. C’est également avec cette maison que j’ai publié, un an plus tard, un second polar : Equinoxe. Ce dernier est actuellement en finale du Prix du roman Régional, organisé par le Lions Club.

J’espère que mes histoires vous plairont.

Bonne(s) lecture(s) !

 

BVH.